Immigration et violence conjugale : La ministre libérale Lena Diab refuse d’intervenir

Le député de Mégantic–L’Érable–Lotbinière, leader parlementaire adjoint de l’Opposition officielle, Luc Berthold, déplore vivement la décision de la ministre de l’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada de ne pas intervenir dans le dossier d’une ressortissante étrangère victime de violence conjugale, malgré les éléments humanitaires importants présentés afin de démontrer les circonstances exceptionnelles et la grande vulnérabilité de cette mère et de son enfant.

La personne concernée a subi des violences importantes et se trouve actuellement dans une situation humaine particulièrement fragile. Son mari l’a abandonnée ici, sans ressources et la privant du permis nécessaire. Les démarches effectuées auprès des autorités fédérales visaient à démontrer les risques auxquels elle demeure exposée ainsi que la nécessité de lui permettre de travailler au Canada, le temps nécessaire pour régulariser sa situation. « La dame, qui ne veut pas être identifiée publiquement pour assurer sa sécurité, vit depuis plus d’un an dans une ressource pour femmes victimes de violence avec son enfant. Elle ne demande pas de traitement de faveur, juste de pouvoir gagner sa vie pendant les procédures normales d’immigration ».

Les réponses obtenues du cabinet de la ministre Metlege Diab reposent essentiellement sur des considérations administratives générales, sans que les circonstances exceptionnelles du dossier ne semblent avoir été pleinement évaluées.

Or, la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés prévoit clairement des mécanismes permettant d’intervenir dans des situations exceptionnelles. Le député confirme qu’il a eu l’occasion de parler directement avec la ministre et se désole de son manque flagrant de sensibilité.  « Je suis profondément préoccupé par son absence totale de considération face à la situation particulière de cette femme qui a été victime de violence conjugale » déclare monsieur Berthold.

« Lorsqu’une femme ayant subi de la violence se retrouve dans une situation de grande vulnérabilité avec un enfant à sa charge, nous avons le devoir collectif d’examiner son dossier avec humanité et compassion. Les mécanismes prévus dans la Loi existent précisément pour répondre à des situations exceptionnelles comme celle-ci. La ministre, malgré mes interventions directes et multiples, a choisi de ne pas intervenir, alors qu’elle en avait la capacité », conclut Luc Berthold.