Une victime de violence conjugale ne devrait pas être pénalisée pour avoir quitté son agresseur

Le député de Mégantic–L’Érable–Lotbinière, leader parlementaire adjoint de l’Opposition officielle, Luc Berthold, parraine une pétition demandant à la ministre de l’Immigration, des Réfugiées et de la Citoyenneté de revoir les critères du permis de séjour temporaire destiné aux victimes de violence familiale.

Cette initiative fait suite au dossier d’une ressortissante étrangère de la circonscription, victime de violence conjugale, qui se retrouve aujourd’hui dans une situation particulièrement précaire avec son enfant.

Depuis le mois de mars, le député dénonce cette situation et multiplie les démarches afin de faire évoluer l’approche du gouvernement fédéral. Il a notamment écrit à la ministre pour demander que les victimes de violence familiale puissent bénéficier d’une protection mieux adaptée à leur réalité.

« La dame, qui ne veut pas être identifiée publiquement pour assurer sa sécurité, vit depuis plus d’un an dans une ressource pour femmes victimes de violence avec son enfant. Elle ne demande pas de traitement de faveur, juste de pouvoir gagner sa vie pendant les procédures normales d’immigration », dénonce monsieur Berthold.

Le Canada a mis en place un permis de séjour temporaire pour permettre aux victimes de violence familiale de se mettre à l’abri et de reconstruire leur vie. Pourtant, certains critères peuvent exclure des victimes qui ont vécu de la violence au Canada, mais qui ont réussi à quitter leur conjoint violent.

« C’est là que le système doit être revu. Une victime ne devrait pas être pénalisée parce qu’elle a réussi à quitter son agresseur. La violence ne s’arrête pas nécessairement au moment de la séparation. Elle peut se poursuivre, notamment sous forme de violence post-séparation », affirme Luc Berthold.

La pétition demande donc à la ministre de revoir les critères d’admissibilité du permis afin de mieux protéger les victimes pendant et après leur relation avec un conjoint violent. Elle demande également de simplifier et d’accélérer les démarches pour permettre aux victimes d’obtenir plus rapidement la protection dont elles ont besoin.

« Lorsqu’une femme réussit à sortir d’une relation violente, notre système doit être là pour l’aider à avancer, pas pour lui mettre de nouveaux obstacles. Je demande à la ministre d’agir afin que les règles tiennent davantage compte de la réalité vécue par ces femmes et leurs enfants », conclut Luc Berthold.

Lien de la pétition : https://www.noscommunes.ca/petitions/fr/Petition/Details?Petition=e-7755