Luc Berthold dépose un projet de loi sur le traitement de la toxicomanie pour les adolescents

Les jeunes et la toxicomanie : aider plutôt que punir

C’est avec beaucoup d’émotion que le député de Mégantic-l’Érable-Lotbinière et leader adjoint à la Chambre de l’Opposition officielle, Luc Berthold, a déposé à la Chambre des communes le projet de loi des Amis de David, un projet de loi qui modifie la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.

« Ce projet de loi vise à aider les adolescents qui sont aux prises très jeunes avec un problème de toxicomanie d’avoir accès à des programmes de traitement pour être aidés plutôt que punis par la justice », explique le député Berthold.

La loi sur le système de justice pénale pour les adolescents serait modifiée pour, entre autres, apporter des précisions quant aux mesures applicables en matière de programmes de traitement de la toxicomanie pour les adolescents. « Le projet de loi, s’il est adopté, permettrait au tribunal pour adolescents qui déclare un adolescent coupable d’une infraction, dans certains cas, de reporter la détermination de sa peine pour lui permettre de participer à un programme de traitement de la toxicomanie », poursuit Luc Berthold. Il permettrait aussi au tribunal pour adolescents d’assortir certaines ordonnances de la condition de suivre un programme de traitement de la toxicomanie.

Le code criminel donne déjà cette possibilité aux juges dans le cadre des peines qu’ils imposent pour les adultes.

« Il est normal que les jeunes fassent des expériences avec leurs amis, mais quand cette expérience devient dépendance, et que le jeune se retrouve devant la justice, la société a le devoir de lui permettre de se soigner, puisqu’elle aura échoué à éliminer l’accès aux drogues dans les rues », souligne le député.

Au cours des prochaines semaines, le député entend sensibiliser ses collègues et les Canadiens sur l’importance d’agir tôt pour sauver des vies. « Mon épouse Caro et moi avons l’intention de parler pour que les gens qui traversent des périodes difficiles avec leurs adolescents sachent qu’ils ne sont pas les seuls dans cette situation. J’espère que mes collègues de tous les partis appuieront mon projet de loi pour donner aussi cette option pour les adolescents », conclut Luc Berthold.